Historique
35 ans d'histoire...
Albert BURKHARDT est né en 1911 à PESEUX, près de Neuchâtel en Suisse. C'est à l'âge de 18 ans qu'il va rencontrer Celui qui va bouleverser sa vie, Jésus.
En 1932, Dieu l'appelle de façon répétée à son service et il décide alors d'entrer dans une école biblique pour se former.
A cette période, il va être marqué par la biographie de Georges MULLER et du célèbre missionnaire Hudson TAYLOR. Le récit de la vie de ces 2 hommes l'amène à décider de vivre dans la même attitude de foi et de dépendance vis-à-vis du Seigneur.
Après 2 années d'étude, il est nommé Pasteur et va alors exercer son ministère en Belgique jusqu'en 1939. Cette année là, il reçoit une circulaire émanent d'un groupe de missionnaires Baptistes américains qui demandent un missionnaire francophone pour le Tchad
L'appel de Dieu se fait alors entendre clairement dans sa vie : "Toi vas-y "! Il y travaillera 2 ans.
De 1941 à 1942, il dirigera également l'Ecole Biblique de cette Mission à Kagabandoro au Centrafrique.
En 1945, il mène une campagne d'évangélisation à Bangassou (R.C.A) au cours de laquelle de nombreuses âmes se donnent au Seigneur. Puis il va s'installer avec sa famille à Bitkine (Tchad) pour évangéliser l'ethnie non-atteinte des Hadjaraôs. Un an plus tard, 14 nouveaux convertis sont baptisés.
En 1956, il fonde par la foi une école biblique gratuite : La Porte Ouverte à Châlon/Saône en France. Il va également créer la Coopération Evangélique Mondiale et ouvrir de 1956 à 1970 plusieurs champs de mission. Près de 60 missionnaires vont partir au cours de ces années au Tchad, en République Centrafricaine, au Zaîre, au Niger, mais aussi en Inde et au Brésil.
En 1960, lors d'une grande campagne d'évangélisation à N'djamena au Tchad (anciennement Fort Lamy), la puissance de Dieu se manifeste par de nombreuses conversions et des guérisons spectaculaires. C'est le début d'un réveil qui va faire tâche d'huile. En 1962, au Cameroun, plus de 2000 personnes sont baptisées en 15 jours. Là aussi, l'Esprit de Dieu agit puissamment.
En 1970, à la demande du président du Tchad, il ouvre le collège chrétien de Bessada. Il crèe alors l'Action Apostolique Africaine.
En 1979, le Seigneur lui demande de s'installer au Centrafrique pour s'occuper des jeunes délinquants et prostituées de la capitale, Bangui. Très rapidement, les âmes vont affluer, nécessitant la création de plusieurs églises. Parallèlement, de nouvelles églises vont naître au Tchad, au Congo Brazzaville et dans l'ex-Zaîre.
C'est ensuite l'apôtre Pierre TRUSCHEL qui reprendra le flambeau dans les années 80 et ajoutera à l'Action Apostolique Africaine une nouvelle dimension sous l'appellation complémentaire d'Action Evangélique Internationale. Il travaillera à développer, structurer et rendre autonome les œuvres des différents pays.
En décembre 2000, Michel MARVANE devient le nouveau directeur de l'œuvre avec une vison élargie au monde francophone. C'est le départ de l'Action Missionnaire pour la Francophonie.
Le Papa BURKHARDT nous a quittés le 12 novembre 1999 à l'âge de 88 ans. Il laisse derrière lui un vaste champ missionnaire défriché et semé que d'autres ont maintenant la charge de faire croître et multiplier sous le regard du Seigneur.
La Moisson...
La Moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans la moisson. Matt. 9v3
C’était une réalité pour notre Frère Pierre Truschel : aujourd’hui cet appel est toujours de la même importance. Nous approchons rapidement du retour du Seigneur Jésus, et nous pouvons hâter sa venue en nous engageant de tout notre être dans la vision missionnaire. L'Esprit de Dieu est en train de visiter les cinq continents d'une façon de plus en plus marquante, avec des effusions localisées, parfois extraordinaires. Des milliers d'âmes sont engrangées chaque jour dans le royaume de Dieu, et des rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de personnes venant écouter l'évangile, sont de plus en plus courants. Nous sommes en route, à la fois vers le jugement des nations et, en même temps, vers une Visitation de Dieu sans précédent dans l'histoire de l'Eglise. C'est la pluie de la première et de l'arrière saison réunies dans un accomplissement prophétique de la fête des tabernacles ou des récoltes. Le meilleur est devant nous, mais la nuit aussi !
Il faut donc se mettre au travail avec tous nos moyens, dans la puissance du Saint-Esprit pour accomplir la grande mission d'aller... !
La vision et le champ missionnaires sont un appel permanent à se lever pour implanter une multitude d'églises nouvelles, développer les oeuvres sociales suscitées par l'Esprit-Saint, manifester la diversité des opérations de Dieu dans le témoignage, et consolider à maturité tout ce qui est en mouvement déjà »
Notre Frère Pierre a rejoint la maison du Père en Septembre 2003.
Une nécessité ?
Cela était-il vraiment nécessaire ?
Considérons l'effort et les sacrifices de ceux qui ont tout quitté, tout abandonné pour partir loin de leur famille, loin de leur pays. Ils ont accepté les conditions les plus précaires, supportant des caprices climatiques parfois catastrophiques, des émeutes, des révolutions et des dictatures. Rapatriement d'urgence, rapatriement sanitaire pour certains, d'autres y ont même laissé leur vie !
Cela était-il vraiment nécessaire ?
Considérons l'effort de dizaines de partenaires fidèles qui ont donné par de multiples sacrifices et souvent pendant des années pour pourvoir au soutien de leurs frères sur le terrain. Ils ont arrosé également de leurs prières incessantes un terrain que d'autres ensemençaient de leur sang et de leur sueur. Des églises entières se sont mobilisées pour étendre le Royaume dans ces lointains pays.
Cela était-il vraiment nécessaire ?
Oui, mille fois oui, bien sûr que cela en valait la peine, même si le prix à payer nous a semblé parfois si difficile, dans la perte de vies qui nous étaient chères. L'Evangile s'est répandu, la Bonne Nouvelle prêchée et prêchée encore a touché le cœur de milliers d'âmes aujourd'hui au ciel. Des centaines d'églises se sont formées, des ministères ont grandi, des disciples ont été enseignés dans les voies du Maître. A bien des endroits, les ténèbres ont reculé.
Cela était-il vraiment nécessaire ?
Des écoles ont poussé, des ateliers et des pharmacies ont vu le jour, des projets agricoles, économiques et sociaux ont changé la fatalité de beaucoup de gens. Malgré les déceptions, les échecs et les épreuves, l'amour de Dieu a été répandu encore et encore.
Alors oui, mille fois oui cela en valait la peine, pour tout ce qui a été fait, pour la volonté de Dieu accomplie et pour les leçons apprises, pour les dizaines d'ouvriers envoyés dans la moisson.
Plus que jamais, l'Eglise doit poursuivre l'évangélisation du monde sans se laisser distraire par les multiples activités vaines qui l'entraîneraient à oublier le commandement suprême de Jésus : Allez, allez de par le monde ! C'est un ordre, et également un défi pour cette Eglise que nous formons à l'aube du troisième millénaire.
Dans une unité de cœur, une collaboration étroite, travaillant main dans la main, nous pouvons relever ce défi et atteindre les extrémités de la terre, tous ces peuples qui ignorent encore la voie du Salut.
Nous avons besoin de missionnaires, de vous intercesseurs et de vous partenaires financiers pour développer ensemble cette œuvre et faire avancer le Royaume de Dieu. Car cela en vaut vraiment la peine. Que Dieu vous bénisse.
Michel MARVANE
